vendredi 29 juin 2007

Back from New York, sweetie darling


I'm back! Un week-end de folles absolues, entre la Mermaid Parade de Coney Island, la Dyke March (quelques milliers de lesbiennes qui défilent dans les rues de New York la veille de la gay pride pour rappeler qu'elles existent et qu'elles peuvent être visibles et, pour un bon nombre d'entre elles, assez canons), la gay pride (une parade à laquelle on se contente d'assister derrière des barrières, sous un soleil de plomb; cette année, les religions étaient à l'honneur, derrière le révérend Troy Perry de la Metropolitan Community Church et Sharon Kleinbaum, rabbin lesbienne) et pour finir la "décontamination" d'une cabine représentant les interrogatoires musclés de la CIA & co, à Guantanamo notamment. La "décontamination" de l'œuvre était effectuée par une artiste lesbienne assez secouée, et j'étais totalement hors contexte (la guerre en Irak n'est pas ma guerre), mais il y a eu un moment vraiment drôle, où elle nous a fait parader derrière elle en scandant "I heart Jodie Foster" (en clair, j'aime Jodie Foster) pendant qu'elle portait un baton auquel étaient accrochés deux vieux gobelets en carton sur lesquels était inscrit, précisément, "I “cœur” Jodie Foster". Délirant. Pour finir, une garden party à Brooklyn, très gay mais pas super friendly.
Le lendemain, les choses sérieuses ont commencé, tout d'abord par une visite du Guggenheim à l'ouverture. L'intérieur a été rénové, c'est sublime et l'expo "The Shapes of Space" est magnifique et, joie!, très mixte. Un tour au MoMA, à la limite du trop-plein d'œuvres mais on ne va pas se plaindre. On a déjà vu la plupart des œuvres les plus marquantes lors d'expos à Paris ou ailleurs en Europe, mais c'est intéressant de les retrouver "chez elles", dans leur contexte. Ensuite shopping, shopping, shopping. Eh oui, ce sont les soldes et l'euro est fort!
Le trophée de la phrase de la semaine revient à mon amie Moe, comédienne new-yorkaise avec la Builders' Association et fondatrice des Five Lesbian Brothers (on y reviendra sûrement), un peu agacée par la lenteur des sirènes lors de leur parade: "Come on, people, this is New York!"
Photos © BM

jeudi 21 juin 2007

Un peu de calme…

Je pars quelques jours. Avec un peu de chances, je rapporterai des news toutes fraiches de New York, où je serai pile poil au moment de la Dyke March et la gay pride! À la semaine prochaine!

mardi 19 juin 2007

La TVA sociale, une gaffe? Vraiment?

Ce qu'il y a de bien, avec la majorité présidentielle, c'est que quand les Bordelais refusent de réélire Alain Juppé, son camp regrette la défaite d'un homme "droit", oubliant de préciser que cette défate est peut-être liée au fait qu'il a été condamné dans le procès du financement du RPR. Pas tout à fait ce qu'on appelle de la droiture… Personne pour souligner qu'il a purgé sa peine et a donc droit, comme tout le monde, à une deuxième chance. Peut-être parce que pour l'UMP, les malversations financières ne sont pas vraiment malhonnêtes?
Très amusant, aussi, de voir que c'est
Jean-Louis Borloo, celui que certains (dont Jean-Pierre Raffarin) accusent d'avoir fait perdre à la droite "60 députés" qui remplace Juppé au super ministère de l'Environnement etc. Alors, lancer le débat sur la TVA sociale, c'était une gaffe? Vous y croyez vraiment?

dimanche 17 juin 2007

Élections législatives: Martine Billard résiste

Ouf! Martine Billard est réélue. Et bien réélue, avec plus de 54% des voix. La nouvelle la plus jouissive de la soirée: la défaite d'Alain Juppé, qui quittera donc le gouvernement. Ah oui, et Ségolène Royal a quitté François Hollande mais apparemment ils restent en bons termes. Elle le raconte dans Les coulisses d'une défaite (L'Archipel), un livre écrit par Christine Courcol et Thierry Masure, deux journalistes de l'AFP. Pourvu que ce soit une bonne nouvelle pour le PS. Ce soir, l'essentiel, c'est que la vague bleue tant annoncée n'est finalement pas si terrible que ça. L'UMP dispose d'une majorité absolue qui lui permettra de tenir ses promesses (et aux Français de voir de quoi il s'agit vraiment), mais l'opposition aura quand même la parole. Manque plus qu'un peu de proportionnelle et ça ressemblera vraiment à une démocratie!

Gay Pride: Communiqué du Centre LGBT Paris IDF

"30 juin 2007 – Marche des Fiertés
Je marche, tu marches… nous ne marchons pas tous.

Paris, le 18 juin 2007

La Gay Pride de Riga a pu se dérouler sans que les manifestants LGBT ne soient cette année, blessés, aspergés d’excréments ou d’œufs, grâce à une impressionnante protection policière. Ce succès pour les LGBT lettons doit toutefois être relativisé, le défilé se déroulait dans un parc fermé pour l’occasion et la pride homophobe et son festival «Le monde contre l’homosexualité» organisés en parallèle, ont rencontré un vif succès.
À Bucarest aussi, la pride a pu se tenir fin mai, mais 700 policiers ont été mobilisés pour encadrer 300 manifestants LGBT. Les opposants, aussi nombreux que les manifestants, ont jeté des pierres et des pétards et seuls des tirs de gaz lacrymogène ont pu en venir à bout.
L’organisateur de la Gay Pride de Moscou a été condamné le 9 juin 2007 pour obstruction à la circulation et désobéissance aux forces de l’ordre.
Le maire de Moscou n’avait pas autorisé la pride, les extrémistes de droite et religieux n’ont pas hésité à frapper les quelques militants LGBT russes et étrangers présents. La police a sans management et sans faire de distinction, embarqué les militants LGBT et leurs agresseurs.
Si la pride de Tel-Aviv a pu se dérouler sans incident grave à déplorer, les organisateurs de la pride de Jérusalem, interdite en 2006, ont longtemps été plongés dans une grande incertitude. Le parlement israélien a adopté en première lecture un projet de loi visant à interdire la pride dans Jérusalem. Le texte inspiré par le maire de Jérusalem, juif religieux orthodoxe, pourrait être adopté à l’issue des trois prochaines lectures nécessaires pour lui donner force de loi, il interdirait alors toute manifestation «susceptible de troubler l’ordre public, heurter les sentiments des habitants ou pour des raisons religieuses».
La police de Jérusalem a quant à elle simultanément autorisé la tenue de la pride dans Jérusalem et un rassemblement d’ultra orthodoxes opposés à cette «abomination» à l’entrée de la ville. Sept mille policiers seront mobilisés pour assurer la sécurité de la manifestation. En 2005, trois participants avaient été poignardés par un ultraorthodoxe.
Même dans certains pays européens, il reste difficile d’organiser sereinement une pride LGBT et ce n’est toujours pas envisageable dans beaucoup de pays dans le monde. L’homophobie d’état a plusieurs visages et certains sont redoutables.
À Paris, le 30 juin, nous marcherons joyeusement mais avec fermeté.
Le mot d’ordre choisi cette année par l’Inter-LGBT est «Égalité: ne transigeons pas».
En France, nous ne subissons plus de répression, mais nous avons toujours des revendications et sommes mobilisés pour les faire aboutir.
En particulier et parce que l’égalité des droits ne se négocie pas, les citoyens que nous sommes ne voulons pas du contrat d’union civile proposé par M. Sarkozy, voulons que le pacs soit amélioré, voulons obtenir le mariage, voulons que les gays et [les] lesbiennes puissent vivre leurs projets de parentalité (ouvrir l’AMP* et l’adoption aux couples), voulons plus de prévention et d’éducation pour mieux lutter contre les LGBT phobies, voulons plus de moyens pour mieux lutter contre le sida et améliorer la vie des personnes malades, voulons faciliter le quotidien des personnes trans., voulons que l’État français soit plus solidaire vis-à-vis des personnes LGBT menacées dans leur pays.
Cette année encore, le programme proposé par le Centre LGBT Paris IDF pendant la semaine de la Marche des fiertés, est riche en événements (débats et animations conviviales et festives).
Nous invitons toute personne attachée aux valeurs d’égalité et de liberté à nous rejoindre toute cette semaine-là au Centre pour participer aux diverses manifestations proposées, puis le samedi 30 juin, dans le cortège de la Marche des Fiertés, derrière la banderole du Centre ou de l’association de son choix.
* Assistance Médicale à la Procréation"

vendredi 15 juin 2007

Élections législatives: Martine Billard, victime collatérale?

Dans ma circonscription - la première, à Paris -, Martine Billard, députée sortante, a été devancée au premier tour par l'UMP Jean Legaret. Martine Billard est l'une des trois élus Verts de la précédente assemblée, mais elle est surtout une excellente députée. Présente sur le terrain et dans l'hémicycle, elle prend son travail de représentante du peuple très au sérieux, participe à des commissions parlementaires avec assiduité, fait des propositions de lois, pose des questions au gouvernement, se bat pour l'égalité des droits. Elle fait son boulot, quoi, et alors que ce devrait être normal, c'est extraordinaire. Pourtant, Martine Billard risque de ne pas être réélue, victime de la "vague bleue" de l'UMP. Pour de mauvaises raisons. Jean-François Legaret appellent ceux qui ont donné leur voix à Mario Stasi, le candidat du Modem au premier tour, à voter contre "le sectarisme, l'incompétence et le dogmatisme violemment anti-européen" d'une élue qui "a démontré par son incurie et sa désertion du terrain que l'écologie était un sujet trop important pour qu'il puisse être confié à des écologistes". Euh… Jean-François Legaret confondrait-il? Dans sa profession de foi, Martine Billard cite le président UMP de la Commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l'Assemblée nationale, Jean-Michel Dubernard, qui, lors du bilan officiel 2002-2007, a "souhaité adresser une mention spéciale à Madame Martine Billard dont c'est le premier mandat et qui s'est investie de façon remarquable". Un compliment plusieurs fois prononcé apparemment (ex: séance du 6 juillet 2005). Alors, comme dit Ségolène Royal, "quand on a une bonne députée, on la garde!"

mercredi 13 juin 2007

Joe Strummer, Punk Rock Warlord

“À l'époque de The Clash, le rock'n'roll, ce n'était pas une question de vie ou de mort, c'était plus sérieux que ça.” La phrase est de Bono, dans l'excellent documentaire de Julien Temple (Absolute Beginners), Joe Strummer: The Future Is Unwritten, à la bande originale non moins jouissive. Joe Strummer, qui se présentait comme un homme qui ne volerait jamais d'argent à un ami mais n'aurait pas de scrupule à lui piquer sa copine, est surtout connu comme chanteur des Clash, groupe fondateur du punk à la fin des années 1970. Julien Temple dresse un portrait sans complaisance (c'est l'expression qu'utilise le dossier de presse mais c'est la plus juste) de l'homme et de son époque, images d'archives et interviews de proches et/ou de fans à l'appui, de Johnny Depp à Jim Jarmusch, de Martin Scorsese à Mick Jones, autour d'un feu de camp, en hommage aux campfires, que le chanteur affectionnait tant. Fils de diplomate, Johnny Mellor grandit de pays en pays puis dans un pensionnat où il doit choisir entre bizuter ou être bizuté. Pour lui, le choix est simple. Pour son frère aîné, David, beaucoup moins, qui se suicidera quelques années plus tard. Cette enfance qu'on pourrait juger bourgeoise n'empêche pas Johnny alias Woody puis Joe de devenir hippy avant de se tourner vers le punk. Une ligne directrice dans sa vie: à quoi bon être libre si tout le monde ne l'est pas. Éternel rebelle, Joe Strummer ne supporte pas les injustices. En témoigne notamment ce concert au London's Victoria Park en 1978, pour "Rock Against Racism" ou ce bœuf impromptu avec Mick Jones, près de 10 ans après l'explosion des Clash, au profit des pompiers de Londres. Avec un respect indéniable mais sans être totalement dupe du personnage, Julien Temple propose un film tout en émotions. Oui, vous avez le droit d'avoir les larmes aux yeux lorsqu'un cousin de Strummer évoque sa mort, en 2002, d'une malformation cardiaque. Et pour parfaire le moment, faites un tour sur le site de Strummerville, dont l'objet est de "répercuter la contribution essentielle de Joe en offrant de nouvelles opportunités aux jeunes musiciens".
Au cinéma le 11 juillet.
La B.O. est déjà dans les bacs chez Sony/BMG.

Il faut bien commencer quelque part

Ça fait des années que je lis les blogs des autres, et jusqu'ici, je n'avais pas le temps, et donc pas le désir, de partager mes pensées. Et puis je trouvais l'idée un peu prétentieuse, un peu exhibitionniste. Aujourd'hui, ma situation professionnelle a changé et avec elle, mon opinion sur le sujet. Parce que je prends maintenant le temps de lire ce qu'écrivent les autres et que, souvent, au moins dans mon entourage, on est loin, très loin du journal intime. Alors je me lance. On verra combien de temps ça durera. Et si personne ne lit mon blabla, après tout, ça n'a pas d'importance.